Jacquemus a commencé sa propre marque quand il avait 19 ans, sous le nom de jeune fille de sa mère, Jacquemus. Ses collections sont déconstruit et surréaliste. Son approche créative est de repousser les limites de la mode française avec un esprit enfantin et le sens de la liberté. Son travail est souvent fait avec des motifs asymétriques, des silhouettes surdimensionnées, du maquillage expérimentale et avec des modèles pieds nus ou torse nu. Jacquemus est très présent sur les médias sociaux, aidé par la présentation ludique de ses images sur Instagram.

jacquemus.com

Que voulais-tu devenir quand tu étais enfant ?

Petit, je voulais écrire ma biographie et créer des films. J’étais vraiment obsédé par les images et c’est vrai que, si j’ai fait de la mode aujourd’hui, ce n’est pas parce que j’étais obsédé par l’idée du vêtement mais parce que j’étais obsédé par le fait de raconter des histoires et de créer des films. Je fais des films qui sont très autobiographiques, chaque collection est un peu mon histoire.

Comment as-tu démarré ?

J’ai démarré simplement. La mode c’est des vêtements, j’ai fait des vêtements et j’ai publié des images sur mon site. Tout naïvement, spontanément, à 19 ans, sans argent, sans contact, juste avec une motivation de Ouf !

Comment te décris-tu ?

J’aimerais me décrire comme naïf, ultra simple et brut, comme mes vêtements, j’aimerais bien être comme ça.

Comment travailles tu ?

Simplement, ce sont des rencontres, des amis, ma meilleure copine que je connais depuis que j’ai 8 ans, c’est familial, c’est simple. A la base ce sont des amis qui ont soutenu mon projet.

Quelle est ta vision de la mode ?

J’ai une certaine philosophie et une manière de pensée que je mets dans la mode : ne pas s’y croire et être assez simple. Qu’on vienne à un défilé Jacquemus et qu’on y trouve une ambiance détendue, comme je suis, assez familiale avec des choses faites avec le cœur.

Qu’est-ce qui t’inspire ?

Les films, la musique, la culture française m’inspire beaucoup de Jacques Demy à Agnès Varda en passant par les films clichés des années 80 comme L’effrontée avec Charlotte Gainsbourg.

Qu’est-ce qui t’émeut ?

La poésie de tous les genres, la poésie de tous les jours.

Quel moment de ta vie influence tes créations ?

Je n’ai pas l’impression de venir au travail, il n’y a aucune limite et c’est un peu le problème. Je ne sais pas quand je travaille et quand je ne travaille pas. C’est que ça ma vie, c’est le nom de ma mère cette marque, c’est pas un projet que je fais à gauche pour construire un CV, c’est ma vie que je mets ici, toute ma vie. On peut le voir dans un défilé, quand je parle d’un accident qui m’est arrivé, dans un autre je parle de vacances à la Grande Motte, tout est biographique.

Le voyage est-il une part importante de ton processus créatif ?

Pas vraiment, j’aime d’abord rencontrer des gens

Quel est le dernier lieu qui t’ait vraiment fasciné ?

Le lieu que j’aime c’est Marseille, qui me fascinera toujours.

As-tu créé ta marque par instinct ?

Bien évidemment !

Quel est l’enjeu principal pour ta marque aujourd’hui ?

On avait compris beaucoup de choses, sur le commercial, la communication.

Quel a été le diagnostic de l'IFM sur la gestion de ta marque ?

On avait compris beaucoup de choses, sur le commercial, la communication.

Quel a été le diagnostic de l'IFM sur la gestion de ta marque ?Sur quels aspects l'IFM t’a- t’il aidé ?

Sur les points stratégiques et business, structurer un business-plan, ce genre de joli mot !

Quelles sont les prochaines étapes pour ta marque ?

Mon rêve ce n’est pas de travailler pour une marque. Mon rêve serait que dans 50 ans des jeunes veuillent reprendre ma marque. J’ai envie qu’il y ait plus de jeunes créateurs qui restent à la tête de leurs maisons. C’est important de créer quelque chose aujourd’hui qui parle à notre génération, qui parle de jeunes et de le garder. Pour moi c’est une évidence.

Bonastre
Monsieur Lacenaire